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© Nathalie Sternalski

SELVE mêle arts vivants et visuels, danse, acrobatie, musique, anthropologie. Le GdRA dit le texte de Sylvana Alimina Opoya, Wayana d’Amazonie. Depuis Taluwen en Guyane, où sévissent des épidémies de suicide chez les « amérindiens », l’empoisonnement par l’orpaillage, les ravages de l'extraction et le prosélytisme des évangélistes, Sylvana se déploie sur scène dans sa langue, avec ses mots, la vidéo, le son, des photographies et dessins : elle est femme et forêt. Elle se dissémine en tout, jusque dans le corps des interprètes qui la traduisent et la racontent. Eux aussi sont en elle, dans la Selve qui peuple et sature peu à peu l’espace ; dans son récit qui agit comme la matrice nourricière d’une forêt personnalisée, tantôt brune tantôt claire. Se forge alors un point de vue métis, quelque part entre Sylvana et Selve, teinté de vie, de pourriture et de germination, de mort et de création. Par ses fabulations, les mots de Sylvana provoquent un écho vers le monde et nos quartiers : comment participons-nous à nos territoires ? Comment être femme ? Quel est le devenir autochtone de chacun ? Comment penser forêt ? Comment devenir Wayana ?