© Delphine Lermite

À l’intersection de la danse et des arts plastiques, Le Renard ne s'apprivoise pas interroge l’acte d’être en scène, de se représenter, de s’exposer. Telle une exploratrice de la sensation, Nina Santes part au combat et développe différentes stratégies pour se jouer de notre regard : si elle ferme les yeux, ou si elle est aveugle, peut-elle nous faire disparaître ? L’arme que représente la vue, peut-elle être retournée ?

Dans Le Renard ne s'apprivoise pas, nous cherchons, à tâtons, à établir un rapport tactile entre le lieu de la pensée et le lieu du corps. La danse est notre moyen de fouiller dans la mémoire de nos chairs, de réanimer un savoir intuitif, archaïque : nos corps se rappellent-ils des choses que nos consciences ont oubliées ? Comment donner à voir, par le corps, un acte de pensée ? Comment interroger le regard, rendre perceptible l’acte même de voir ?


Nous avons mené, en 2011 et 2012 un laboratoire de recherche qui a donné naissance à trois études plastiques et chorégraphiques (Wonder, Le Renard ne s'apprivoise pas, Cold Song) qui interrogent les ficelles de l’illusion, montrent le plateau comme un champ de fouille, le corps comme un objet archéologique et la danse comme un lieu de “visitation”. Envisager la danse comme un phénomène à la fois physique et immatériel, donner à voir l’exercice de la pensée, mêlé à celui du corps : ce leitmotiv traverse trois récits singuliers, qui mettent en scène l’affect des interprètes, leurs effrois, leurs fantasmes.

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Le Renard ne s'apprivoise pas