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© Quentin Vigier

Scherzando, agitato, andante ma non troppo, un quatuor de jeunes apprentis musiciens explore son âge et ses soubresauts.
L’adolescence est-elle une promesse ou une terrible attente, une acuité rare ou une confusion des sentiments, un retrait ou un élan, un sas ou un continent?
De quels états mélancoliques ou extatiques est-elle porteuse? Si elle était une allure musicale, laquelle serait-elle?

Ils ont entre treize et seize ans. Une fille et trois garçons. L’un joue du violon, l’autre du trombone, un troisième du basson, elle chante. Séverine Chavrier s’est mise à leur écoute à tous les sens du mot puisque dans ce spectacle ils jouent de la musique, chantent, s’amusent mais aussi racontent à leur manière ce que cela signifie pour eux d’être adolescent. Leurs paroles tranchent avec les idées reçues sur cet âge qu’on dit ingrat. Dans des jeux de masques, ils ironisent sur le regard que portent sur eux leurs aînés. Ou alors c’est avec des mots empruntés à Thomas Bernhard ou à Elfriede Jelinek qu’ils éreintent leurs idoles : les anciens, les grands compositeurs, leurs parents…
Fruit d’une recherche en commun autour de la musique et de l’improvisation, cette création restitue au plus près l’intensité du désir, entre tendresse et énergie sauvage, face à un monde ouvert à tous les possibles.

Jean-Hugues Le Tanneur