© Delphine Lermite

Dans Wonder, Magali Robert est “visitée” par d’autres corps. Elle réinterprète, à partir de sa mé-moire de spectatrice, la danse de Dominique Mercy (danseur de Pina Bausch). Elle danse la figure grand-guignolesque de Shelley Duvall, héroïne de Shining (Kubrick). Elle danse le corps morcelé et fétichisé de Tippi Hedren dans Les Oiseaux (Hitchcock). Dans Wonder, on danse des rapports, on projette le corps de l’interprète dans des corps potentiels. Wonder active le pouvoir de rémanence des images qui se forment et prolifèrent dans les plis de notre corps.

 

Mylène Benoit a articulé son travail en 2012 autour de trois études chorégraphiques qui interrogent avec insistance les ficelles de l’illusion, montrent le plateau comme un champ de fouille, le corps comme un objet archéologique et la danse comme un lieu de “visitation”.

Associant librement danse et chant, anciennes et nouvelles technologies, ces soli sont envisagés comme des laboratoires de recherche plastique et chorégraphique. Ils sont créés avec et pour trois interprètes des pièces précédentes : Magali Robert (Effet Papillon), Nina Santes (ICI) et Romain Cap-pello (La Chair du monde).

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